des valeurs en jeu

 

Proposer un terrain d’action concret -par le travail-, dans les valeurs démocratiques, c’est permettre aux personnes abîmées par la vie de se reconstruire personnellement, et de (re)trouver une place dans une société qui ne les marginalise pas.

De plus, une reconstruction personnelle dans un mode utile pour soi, et valorisant au regard de la société, permet une ré-affiliation communautaire, et vise en cela une diminution des clivages dangereux pour la République.

Deux « démarches-outils » nous semblent permettre d’approcher ces questions sans rentrer pour autant dans un rapport « éducatif » trop vertical selon nous, mais au contraire de rester dans une invitation libre à la réflexion, de mettre à disposition les moyens pour découvrir un autre positionnement possible, chacun intimement :

  • L’écologie et la préservation de son environnement, qui interpellent justement sur la place que l’individu prend dans un ensemble plus grand que lui, et l’invitent à mettre en relation ses actes avec ses conséquences autour de soi.
  • La culture, qui est un exercice de mémoire et nous pousse à relativiser un mécanisme actuel d’auto-centrage permanent. De plus, partager la mémoire de notre histoire ou de notre environnement, permet d’introduire des situations où les différentes générations se rencontrent et se parlent. 

 

Ce site sera aménagé pour valoriser la culture rurale, notre patrimoine touristique, la biodiversité de notre environnement, et fonctionner de manière la plus écologique possible. Au-delà de l’hébergement insolite, il s’agira d’inviter les hôtes-touristes à expérimenter concrètement le principe de « sobriété heureuse » (Raghi, Baronnet).

Grâce au contexte éco-pastoral dans lequel il s’inscrit, ce projet vise une sensibilisation pragmatique et pédagogique à la notion d’empreinte environnementale. Il vise à faire évoluer les habitudes de consommation des hôtes-touristes. Ceci tant du point de vue d’un comportement moins énergivore, que du point de vue du développement de l’autonomie budgétaire, notamment alimentaire par l’exploitation de son propre lopin de terre (dès 4m2).

La présence d’animaux et d’espèces végétales typiques du sud-ouest, et pourtant en voie de disparition, permet de créer un contexte pour attirer l’attention sur la richesse et aussi la vulnérabilité et le caractère éminemment muable de ce qui nous entoure.

Nous proposerons aussi toute une gamme de prestations et services pour découvrir le patrimoine et les pratiques traditionnelles du Béarn. L’association avec les villages environnants, et possiblement avec les aînés qui portent ces savoirs d’antan, serait une collaboration sans aucun doute bénéfique, une source de dynamisme au sein des ruralités et une lutte contre les isolements à l’oeuvre.

L’idée est de construire des ponts de sens et de reconnaissance. A partir des ponts de mémoire dans l’histoire d’hier et d’aujourd’hui, il s’agit de construire des ponts entre les individus d’aujourd’hui pour mieux comprendre, se comprendre, et s’accepter.

Cette volonté de garder vivants nos héritages est selon nous un enjeu d’avenir, et une solution concrète, pragmatique et thérapeutique face aux problématiques sociales que sont la précarité, le désœuvrement ou la désaffiliation sociétale.

Par le truchement de la fragilité de notre environnement, il s’agit d’interpeller aussi sur la fragilité des liens sociaux au cœur de notre société.

Tout comme les interactions de l’homme sur la nature peuvent produire des phénomènes de disparition ou de sauvegarde d’espèces, les relations sociales entre communautés, ou entre générations, peuvent produire soit des exclusions, soit des alliances.

L’impact sur l’échelle globale commence ainsi par un choix personnel de se positionner dans son environnement ; que cet environnement soit la nature, ou bien son quartier, sa famille, son travail, ou sa vie.

C’est mettre en lumière les processus d’interaction entre la partie et le tout, l’individuel et le collectif. Ainsi, l’écologie conduit à une initiation philosophique pour la préservation de valeurs collectives, sociales et humanistes.

Notre projet invite à se rendre compte que nous sommes inter-reliés, les parties d’un tout, comme les abeilles d’une ruche. Etre sensibilisé à notre place dans l’environnement c’est développer une démarche collective, sociale et humaniste.

Ainsi, au cœur de ce projet touristique de sensibilisation citoyenne à notre environnement, et à notre patrimoine local, nous souhaitons y associer des populations en situation de rupture. Est-ce là soulever un paradoxe que d’associer tourisme et précarités ? Peut-être. Il s’agit de réconcilier individus et société, jeunes et vieux, précarité et travail, progrès et nature… tourisme et social, pourquoi pas ?

C’est donc par l’intégration de l’ensemble de ces hypothèses (écologique, sociale, culturelle, humaniste) que nous pensons développer une expérimentation efficace et innovante de l’insertion sociale par le travail auprès de populations en situation de rupture.

 

 

 

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